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Victoire Barbot space|space2016
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Vue d’installation des Misensembles repliées, 2014. Matériaux mixtes, dimensions variables
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Rangement, 2014. Matériaux mixtes, 9 x 225 x 20 cm
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Mes sculptures ne partent pas de dessins préparatoires, ni même d’images mentales ou de quelconque autre objet. Mes ressources s’étendent du cadre au socle, en passant par les grilles, les rails, les équerres, mais aussi les étagères, les vitrines, les tissus. Autant de matériaux de rayonnage que j’analyse par un temps de mise à plat proche de l’inventaire. Ordinairement utiles les uns aux autres, j’en réinvente leur fonction.

Pour faire naître une forme, je ne cherche pas à produire l’image mentale d’un objet mais l’image motrice d’une action, celle qui naît de l’envie de manipulation des outils qui me font face. La sculpture est le résultat de cette posture. C’est un art de l’expérience.
L’action, le processus d’équilibre vient en lieu et place de l’image passée, comme méthode pour fabriquer du présent.

Rarement fixés, les matériaux combinés finissent par s’autogérer dans un équilibre précaire.
J’appelle ces assemblages des Misensembles.
Chaque élément fait partie du système d’équilibre qu’il soit physique ou visuel. L’ensemble est précision, même les petites choses sont des traces témoignant de la genèse de la forme, elles sont des aides du corps pour caler, combler, tenir, rééquilibrer.
Ici une aiguille, là-bas un coquillage.

Les dessins viennent acter l’image motrice née de l’envie de manipulation des « laissés pour compte ». L’image motrice est fixée sur la feuille.
Le point final du processus s’opère par la mise en boîte mentale des Misensembles.

Victoire Barbot
Misensemble 2, 2014

>>> Entretien de fin de résidence à lire en ligne sur www.pointcontemporain.com

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