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Rémi Bragard • Anatole Maillot • Alexandra Pellissier
- 18 novembre / 22 décembre 2005
Galerie de la Friche la Belle de Mai - Marseille
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Rémi Bragard, Anatole Maillot, Alexandra Pellissier – vue d’ensemble - 2005 Rémi Bragard, Anatole Maillot, Alexandra Pellissier – vue d’ensemble - 2005 Rémi Bragard, Anatole Maillot, Alexandra Pellissier – vue d’ensemble - 2005 Alexandra Pellissier, premier plan : Cône, au fond : vaisseau spatial - 2005 Rémi Bragard, Station - 2005 Rémi Bragard, Multiplication - 2005 Anatole Maillot, Sous-mains 18/06/05 - 27/10/05 (extrait) Anatole Maillot, Sans titre - 2003 Anatole Maillot, Plan - 2005 Alexandra Pellissier, Paysage#2 - 2004

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Astérides présente une sélection du travail de Rémi Bragard, Anatole Maillot et Alexandra Pellissier. Vidéoprojections, sculptures, photographies, dessins constituent un ensemble d’oeuvres, de projets, de tentatives au sein de la Galerie de la Friche Belle de Mai, investie comme lieu d’expérimentation. Glissant du monumental au minimal, de l’introspection à la projection dans une poétique de l’espace et des matériaux, l’ensemble de l’exposition rend compte de trois pratiques distinctes qu’une démarche intimement engagée dans l’art contemporain réunit ici.

Les sculptures élaborées par Rémi Bragard sont constituées d’objets préexistants dont la signification première est contre-carrée par les choix d’installation de l’artiste. Ceux-ci sont agencés de telle sorte que la forme créée constitue un nouveau tout animé d’une dynamique intrinsèque. Cependant, à la lecture de l’oeuvre, il apparaît que ce mouvement est très vite figé par un effet qui tendrait à le contraindre. La progression de l’installation est arrêtée dans son élan comme si sa forme devait aussi évoquer l’aboutissement du processus de la pensée de l’artiste. A terme, les objets dressés par ce dernier constituent des sculptures dont l’animation, qu’elle soit intellectualisée ou effective, est stoppée, conférant à l’oeuvre un sens devenu vain.

A partir d’éléments simples, Anatole Maillot explore les processus de la créativité à travers le filtre du fonctionnement mental de l’artiste. Installations, dessins, vidéos, photographies sont autant de moyens utilisés pour dévoiler discrètement l’architecture d’un processus de pensée et d’élaboration de formes. Des tentatives de classification systématiques de gestes isolés, choisis avec un certain goût de l’absurde, deviennent l’expression plastique d’une inspiration en suspens. Boucle, répétition, mise en abîme sont autant de figures dont use l’artiste pour aborder la question de la production de sens et de formes. Ses dessins précis, la cartographie illustrative de ses projets (sous-mains, plans de travail) sont à la fois la mention de futurs gestes à accomplir et ces gestes eux-mêmes. Le travail, teinté d’un humour distant, résulte d’un effort mécanique de cadrage, d’une articulation concise et minutieuse de la pensée.

Matériaux bruts aux tonalités d’origine, bois, goudron, effets de lumières et de sons furtifs : Alexandra Pellissier construit des scènes, des paysages, des architectures. L’artiste convoque des univers aux frontières floues entre le réel et l’imaginaire, faisant appel concrètement à la maquette, à la sculpture ou à l’image. Ses oeuvres, à l’aspect simple et dépouillé, sont pensées comme autant de réceptacles de références diffuses, d’environnements, d’ambiances. Formellement liées à l’idée de la ville, elles s’en détachent par un procédé de transformation de la matière. Un décalage s’opère entre le référent imaginaire des objets construits par l’artiste et leur formalisation. C’est précisément cet intervalle qui suscite la dimension poétique des oeuvres d’Alexandra Pellissier et leur confère leur autonomie d’évocation.
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