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Septembre en octobre - 02 / 30 octobre 2004
David Dupont • Martin Kersels • Aernout Mik • Alain Rivière • Roman Signer • Dezso Szabo
Galerie de la Friche la Belle de Mai, Marseille
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Dezsö Szabo, Tornado VI / III, 2001 (Courtesy of Vintage Gallery, Budapest) Dezsö Szabo, Spot V, 2000 (Courtesy of Vintage Gallery, Budapest) Septembre en octobre, vue d’ensemble - 2004 Alain Rivière, Hubrys I, II, III, IV, série des Vue de l’esprit (extrait) - 2004

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SEPTEMBRE EN OCTOBRE regroupe une sélection d’oeuvres révélant des attitudes singulières et variées d’artistes face à la notion de catastrophe et à son utilisation. L’exposition propose un éventail non exhaustif de tentatives d’user du réel dans ce qu’il a de plus inaccessible, de plus aléatoire : l’incursion, l’accident, l’imprévu, le danger, l’éphémère...

Le “fait accidentel”, incursion induisant la destruction potentielle d’une forme préétablie, est ici considéré non comme une finitude, comme la chute qui dénoterait l’extinction d’un temps,aboutissant au néant, mais plutôt comme le commencement, l’alimentation voire même l’élaboration d’une réalité propre à l’artiste.

Les "petites catastrophes" choisies, se référant à l’échelle intime ou planétaire, souvent illusoires, faisant appel à des interventions mécaniques, mettent parfois à l’épreuve le corps de l’artiste : tantôt victime consentante lorsqu’il les provoque et qu’il en tire profit, tantôt démiurge lorsqu’elles sont issues d’une petite fabrique d’univers (scènes et maquettes filmées, photographiées, objets reconstitués, manufacturés). Elles tendent à relativiser l’aspect inquiétant de l’accident en l’appréhendant à travers d’autres systèmes de perception.

Les oeuvres évoluent à l’opposé d’une mise en spectacle du réel ou de la dramatisation de celui-ci. Leur principe de fabrication s’affichant clairement comme artificiel, elles établissent une mise à distance projetant le spectateur au-delà de l’image, vers la poésie, le jeu, la dérision, l’absurde ou encore le mystère du fait qu’elles relatent.

Les oeuvres présentées reflètent en définitive le principe constructif de l’accident lorsqu’il parvient à susciter la dynamique d’une création jubilatoire.
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