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L’occasion rêvée - 16 avril / 15 mai 2004
Claude Closky • Bettina Samson • Kerim Seiler
Galerie de la Friche la Belle de Mai, Salle des Petites Colonnes, toit de la Tour - Marseille
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Bettina Samson, Station Beaurivage (hot as a hare, blind as a bat, dry as a bone, red as a beet and mad as a hen) - avril 2004

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L’occasion rêvée propose au spectateur de sortir de l’espace d’exposition en présentant trois oeuvres qui évoquent un " ailleurs ".

L’envie de prendre le contre-pied d’une surenchère d’images, voire de la refuser, se traduit par leur inscription dans trois espaces distincts. La déambulation de pièce en pièce amène progressivement le spectateur à une lecture de l’exposition. La succession d’interrogations et le minimalisme des propositions appellent le sujet à constituer ses propres images. L’ailleurs n’existe que par la capacité et le désir du spectateur à l’imaginer, le construire, le concevoir.

L’occasion rêvée évoque avant tout quelque chose d’intangible ; un souhait, une opportunité, qui peut susciter, à la fois et selon les circonstances, une illusion, une absence, un état ou un objet latent.

La mise en valeur de l’architecture, via les pièces exposées, sert également à modifier sa perception. Le regard et la pensée se détachent du contexte de départ. Chaque lieu s’efface progressivement au profit de celui que l’oeuvre suggère et tend ainsi vers sa dématérialisation.

Sur le toit de la Tour, l’enseigne de Bettina Samson se découpe dans le ciel et annonce une destination non localisée. Fonctionnant sur le mode du leurre, la lisibilité du panneau est incertaine, le message de bienvenue équivoque et la promesse sans cesse reportée.

Mise en scène, jeu de fragmentation, narration en huis clos, l’installation de Kerim Seiler permet de considérer la salle des Petites Colonnes non pas pour son statut d’espace d’exposition mais pour la singularité de son architecture. Les sources lumineuses modifient la vision du lieu et éclairent successivement un sujet, un vide, une absence, une disparition.

La Galerie semble vide. Pourtant, l’oeuvre de Claude Closky est là, appelant le visiteur à se projeter dans le temps et l’invite à sortir de la Galerie. L’oeuvre peut agir comme un révélateur d’architecture en même temps qu’elle s’en détache, renvoyant le visiteur dans un espace-temps morcelé, déterminé par l’usage social.
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