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Authentiques Résidents - 02 février / 03 mars 2001
Jérome Basserode • Vincent Bunel • Alain Domagala • Jean-Baptiste Farkas • Elsa Gaudefroy • Véronique Rizzo • Stéphane Tesson
Galerie de la Friche la Belle de Mai, Marseille
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Authentiques résidents, vue d’ensemble – 2001

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Après l’exposition thématique ART ET BANDE DESSINEE réalisée en novembre dernier, ASTERIDES se tourne pour cette nouvelle proposition vers l’autre axe de sa programmation d’expositions : la présentation d’une sélection du travail des artistes en résidence dans ses ateliers. Pour Vincent Bunel, Elsa Gaudefroy, Véronique Rizzo et Stéphane Tesson, l’exposition arrive en clôture de leur période de résidence dans l’association. Pour les autres, elle intervient en cours de session de travail à ASTERIDES.

AUTHENTIQUES RESIDENTS s’oriente vers la construction d’un espace-temps partagé par les artistes, dans la galerie de la Friche, propice à la rencontre et la mise en discussion d’oevres réalisées dans l’espace individuel des ateliers.

"Si les oevres de Jérôme BASSERODE se situent par rapport à ce XXème siècle finissant, elles se rapportent surtout à ses impasses, comme si elles voulaient cependant moins les dénoncer que les ouvrir à un improbable et pourtant inévitable avenir.
Elles semblent trouver leur source dans des réflexions menées autour de notions comme celles de mémoire, de nomadisme, de nature ou de temps, notions qui se révèlent être la matière même des oevres. Si ces notions ont donc une vertu et une puissance propre ici, c’est qu’elle ne sont pas seulement des mots ou des choses mais les avant-courriers de l’événement de l’oevre. (...) Le nomadisme aujourd’hui permet de poser la question du gouvernement de soi sans que cette activité essentielle de la liberté soit rapportée aux formes devenues complices dans le christianisme, de l’Etat et du pastorat."

Extraits du texte de Jean-Louis Poitevin Absences et manière, Catalogue Basserode, 1999.

Vincent BUNEL
"L’envie initiale est de s’impliquer dans un processus de construction avec presque rien. La technique employée se doit d’être simple et rapidement définie.
Exercice sur le contrôle, l’articulation et l’organisation, il s’agit de relier des éléments semblables l’un à l’autre, l’un après l’autre, en utilisant leurs possibilités intrinsèques de liaisons. (...)
Pourtant, l’application de et dans ces contraintes révèle la nécessaire intervention des incertitudes dans ce qui se propose comme un système fermé.
Ainsi, erreurs et autres variations participent de la mise en forme. (...)"

Vincent BUNEL

Elsa GAUDEFROY
"Sous forme de performances éphémères à la croisée de différentes disciplines artistiques (musique, danse, théâtre, vidéo), j’explore le thème de la résistance physique et mentale du corps humain. Je travaille sur la matière symbolique et poétique de l’être humain pour ouvrir le champ de l’inconscient corporel et relier l’homme à son instinct.
Toutes les performances prennent leur source dans l’énergie vitale même de l’être, et flirtent avec le danger de mort et l’interdit.
Ces performances tentent d’aborder à nouveau la question de la nature de l’homme et sa place dans l’environnement.
Dehors, film performance, est construit comme un rêve : les scènes de fiction sont mélangées à des performances réelles pour créer une ambiguïté des sens, d’essence. Certaines scènes de fiction ont été tournées en une seule prise. Les performances urbaines ont été exécutées une seule fois et il n’y a eu aucune mise en scène, ni au tournage, ni au montage.
Ce film a été tourné pendant neuf jours à Marseille, en mini-DV, et a été monté en trois jours à Rennes."

Elsa GAUDEFROY

Véronique RIZZO
"Le travail présenté ici, intitulé Homogénéité, fragmentation, hiérarchisation, s’inspire de la terminologie d’une démonstration de Henri Lefevbre sur la nature de l’espace moderniste, c’est-à-dire l’organisation étatique et capitalistique de notre cadre. Par cette formule à la fois contradictoire et évidente, si lapidaire qu’elle en devient comique, il stigmatise les caractéristiques du dispositif mis en place par le pouvoir pour verrouiller les individualités dans une topologie, et dans des schémas de possibilités dont il veut garder exactement tout le contrôle.
Les fragmentations et les partitions des espaces sont instrumentalisées et servent au dessein plus vaste et structurel de maintenir l’homogénéité et donc la hiérarchisation. L’individu se trouve immergé dans un environnement où le pouvoir omniprésent, gère les mouvements, les productions et les rapports sociaux, et dans lequel il n’existe seulement que deux alternatives : l’intégration ou l’exclusion."

Véronique RIZZO

Alain DOMAGALA
"Un certain nombre d’artistes aujourd’hui envisagent leur proposition en tentant de perturber, d’éclater le clivage entre espace réel d’expérience et espace imaginaire symbolique. Le travail d’Alain Domagala pointe précisément les décalages entre une représentation normative, comme celle de la cartographie ou le dessin scientifique, (un peu désuet dans certains cas) et la transposition imaginaire que tout un chacun peut en faire. Il s’agit bien d’interroger et de fait d’introduire une ambivalence volontaire entre objet, installation, design, maquette, sculpture pour créer des environnements qui sont propices à la mise en circulation de la rencontre entre espace mental et espace concret. Domagala se pose à l’interstice, à la jonction d’un rêve conscient et d’un ancrage au monde réel."

Extrait d’un texte d’Estelle Pagès, catalogue d’exposition Mijares et Domagala sont sur un bateau.

Jean-Baptiste FARKAS
"Je conçois l’artiste comme un médiateur dont le rôle consiste à privilégier la relation et à mettre en place des stratégies pouvant perturber (et transformer) les schémas traditionnels de pensées et les pratiques en usage. Ainsi, mes recherches concernent tout autant la fabrication de formes que la création de méthodes " pour chercher la forme ". Exposer revient pour moi à mettre le spectateur en présence d’un potentiel, de lui faire partager les étapes d’un processus. Je m’oppose en cela à l’exposition d’objets finis qui ne présente pas de réels enjeux (tout est déjà fait). Je tente au contraire de ne jamais achever ce que j’entreprends et de rendre visible un travail en cours d’élaboration.
Ce modus operandi (trouver des liens entre un état de choses et un état d’esprit) souligne l’importance qu’il y a, selon moi, à faire prédominer la notion d’activité sur celle de contemplation. Et d’envisager l’art comme une pratique rattachée à la vie.
Travailler techniquement à une utopie me semble être le meilleur moyen d’aller au-delà du simple constat tout en conservant les privilèges d’une position critique.
Et c’est une forme d’engagement qui tient toujours compte de la notion d’échange, de partage."

Jean-Baptiste FARKAS

Stéphane TESSON
"Mon travail questionne en premier lieu la figure de l’artiste dans une représentation de son parcours en direction de "l’oevre" ou du "chef d’oevre". Plus exactement dans le désir de peindre.
La peinture étant comme l’ambassadeur le plus confortable et universel des arts plastiques selon cette figure d’artiste travaillée, où ma personne devient personnage.
La restitution des multiples états de ce personnage se présente le plus souvent sous la forme de cabinets de curiosités. Un échange entre le monde de l’art et celui de la vie courante se produit par des mises en scènes d’objets issus d’une production massive, industrielle, rationalisée. Les objets sont puisés de manière plus ou moins consciente dans les rayonnages des hypermarchés, des discounts (nouveaux cabinets de curiosités du monde ?), puis laissés tels quels dans l’atelier pendant une durée de décantation, ils finissent par parler : s’associent, se métamorphosent, s’hybrident... Ils pénètrent la sphère du personnage artiste peintre dans une tonalité tragi-comique où passent entre autres choses, bon nombre de clichés, de poncifs sur la création, la vie d’artiste...

Stéphane TESSON

La vidéo de Stéphane TESSON a été réalisée grâce au concours de Vidéochroniques.
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