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Denis Brun • Sydney Houillier • Stéphanie Majoral • Florent Mattei • Lionel Scoccimaro • Nano Valdès - 22 octobre / 13 novembre 1999
Galerie de la Friche la Belle de Mai, Marseille
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Denis Brun, Sydney Houillier, Stéphanie Majoral, Florent Mattéi, Lionel Scoccimaro, Nano Valdès, vue d’ensemble - 1999

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ASTERIDES présente une exposition des jeunes artistes résidents des ateliers. Cette formule récurrente dans la logique de programmation de l’association s‘appuie sur sa volonté de rendre publics certains travaux réalisés, sur des périodes allant de trois à six mois, dans la confidentialité des ateliers. Aussi l’exposition regroupe-t-elle plus des œuvres issues d’une logique de travail commune aux artistes en résidence à ASTERIDES (travail d’atelier, échanges...) que d’un thème commun, même s’il peut exister entre les démarches et les œuvres des artistes des préoccupations qui se rejoignent.

Denis BRUN poursuit son exploration de l’autoportrait à travers des compositions photographiques et des Peintures molles. Les matériaux constitutifs de ces dernières sont généralement des traces témoignant de liens avec des lieux, des personnes, des idées, fixées les unes aux autres par des bandes de scotch transparent qui les recouvrent. Ses assemblages photographiques révèlent cette même charge d’intimité. A travers des pièces qui pourraient ressembler à d’immenses cartes d’identité morcelées, l’artiste se présente avec humour et sincérité.

Sydney HOUILLIER pratique le dessin sans retenue. Ses graphismes suscitent intrigues et interrogations de par leurs formes parfois difficilement identifiables, saugrenues ou volontairement maladroites (logos). Il sont déclinés sur des supports variés (tee-shirts, porte-clefs, photocopies...), choisis pour leur capacité à réintroduire le champ public. L’artiste aborde la notion du décoratif pour parler de la valeur de l’œuvre. L’objet qui véhicule l’œuvre déterminerait aussi la valeur de celle-ci, sa propension à être une valeur d’échange en termes marchands mais aussi en termes d’interactions sociales.

Florent MATTEI investit le domaine de la photographie pour porter un regard critique sur son environnement direct (publicité, vie quotidienne, nouvelle alimentation...). Mêlant stéréotypes publicitaires et détails de l’ordre du quotidien, les clichés des Incontrôlables tendent à déconstruire la machinerie des codes et principes qui régissent les professions fabriquant du rêve. La série des Biotoniques révèle la faculté de l’image à créer du faux. Des aliments de loin parfaitement propres à la consommation, mettent à jour de près, l’existence d’un leurre.

Le travail de Stéphanie MAJORAL est issu d’une démarche de confrontation avec la photographie dont elle considère le procédé non comme un moyen de transformation du réel mais plutôt comme une projection différée de ce dernier. Par l’intégration, dans le processus de constitution de l’image, du dispositif de la révélation photographique, Stéphanie MAJORAL recherche son immatérialité. L’image latente deviendra tangible au gré du regard du spectateur de par la relation intime qu’il sera susceptible d’établir avec l’oeuvre.

Dans une logique de mise en jeu du classicisme de l’art, Lionel SCOCCIMARO réinvestit la sculpture en bâtissant des édifices avec de dérisoires morceaux de sucre. Les Architectures of happyness sont autant d’ébauches en volume qui préfigurent le développement illimité d’une architecture complexe. Contrairement à une sculpture classique en quête de pérennité, celle-ci serait éphémère car vouée à être détruite à la fin de chaque temps d’exposition afin de pouvoir mieux apprécier les prochaines occasions de "pratiquer la sculpture comme un jeu de construction".

Par une démarche ancrée dans l’action -le processus de création est souvent long et laborieux- Nano VALDES est à la recherche d’un aboutissement de son travail qui soit de l’ordre du minimal.
L’œuvre finale est souvent de courte durée, susceptible de vite disparaître, car l’artiste l’inscrit dans le cycle de la vie, éternel recommencement des choses et des événements. Il présente ici une sculpture en mouvement dont l’intégrité de la constitution est fortement liée à la notion physique d’équilibre précaire.
Nano VALDES est reçu à ASTERIDES dans le cadre des échanges mis en place depuis décembre 98 entre trois associations gérant des ateliers d’artistes : le HANGAR à Barcelone, ASTERIDES et TRIANGLE à Marseille.
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