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Joachim Mogarra - 05 juin / 10 juillet 1999
Galerie de la Friche la Belle de Mai, Marseille
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Joachim MOGARRA, La Montagne Sainte-Victoire, photographie noir et blanc sur toile émulsionnée tendue sur châssis, 111 x 145 cm, 1985, F.R.A.C P.A.C.A.
Spiral Jetty, photographie noir et blanc sur toile émulsionnée tendue sur châssis, 111 x 145 cm, 1985, F.R.A.C P.A.C.A.

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Poursuivant une logique de diffusion qui alterne des expositions collectives de jeunes artistes (résidents ou invités) avec des expositions personnelles d’artistes confirmés, ASTERIDES présente une sélection du travail de Joachim MOGARRA.

L’exposition s’articule autour de trois moments du travail de l’artiste : Les chefs d’oeuvre de l’art, Les images du monde et son travail le plus récent, Aphorismes.

Il s’agit essentiellement de photographies noir et blanc dans lesquelles l’artiste "confond sur le même plan, propositions oculaires, références symboliques et ponctuations verbales". Elles donnent à voir des saynètes burlesques, des dessins au trait très simple ou encore des objets communs mis en scène. L’artiste souligne chacune des images par une phrase.
Ce sont des photographies qui reflètent une esthétique du presque rien qui a pour lieu le quotidien. Le "peu" devient le "fondamental".
Par la pauvreté lacunaire des matériaux et de ses mises en scène, la photographie de Joachim MOGARRA s’organise tout entière autour "des moyens dont elle se prive". L’artiste établit un dialogue entre le coté "pauvre" des objets qu’il emploie et le coté "grandiose" de ce à quoi ils font référence, par la mise en relation du texte et du visuel, au sein même de l’image.

Ainsi il traite de l’image dans son rapport à la culture et au langage. L’histoire de l’art et l’histoire événementielle s’y recouvrent et acquièrent la même valeur.
"L’idéal serait que la culture ne se distingue pas du quotidien". L’importance donnée au "lieu de la commune mesure" est amplifiée par un usage trivial de la langue, en sous-titre ou dans des aphorismes, que l’artiste utilise comme moyen pour aller à "l’essentiel".
"Son oeuvre ne tranche pas entre la réalité et la représentation, elle n’oppose pas l’objectif au subjectif : elle présente simplement ces deux pôles, avec une égale évidence, comme les deux termes d’une alternative".
La superposition du langage des mots et du langage visuel revient à superposer deux images. "S’il y a deux images possibles, il y en a des milliers ; on ne rend jamais vraiment compte du réel".
Les images de Joachim MOGARRA sont à la fois dérisoires, drôles et poétiques ; "ce qui se trouve mis à la merci du rire, ce ne sont pas les références picturales, les événements historiques ou politiques, ils gardent leur autorité, c’est leur représentation réaliste, figurative. La dissociation entre le référent et sa figure se voit chaque fois redoublée par l’énormité de l’écart qui sépare la légende de la scène ou de l’événement référés".
Ses photographies "nous rappellent la nécessité dans laquelle nous sommes généralement de nous accommoder presque toujours de pâles solutions de remplacement, de représentations, de photographies précisément, dans le meilleur des cas !".
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