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Les résidentes - 05 novembre / 30 novembre 1998
Virginie Barré • Lina Jabbour • Tatiana Trouvé
Galerie de la Friche la Belle de Mai, Marseille
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Lina Jabbour Banc public - 1998 Tatiana Trouvé Bureau d’activités implicites - 1998 Virginie Barré Pulp (extraits) - 1998

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L’exposition LES RESIDENTES regroupe trois artistes installées en résidence dans les ateliers d’ASTERIDES jusqu’au mois de mars 1999 : Virginie BARRE, Lina JABBOUR, Tatiana TROUVE. Leurs différents parcours se croisent pour cette exposition dans la galerie de la Friche. Des propositions formelles très diverses permettent toutefois d’entrevoir dans leur confrontation une communauté d’esprit où sont souvent mis en relation le quotidien et la fiction.

Depuis 1993, Virginie BARRE interroge l’ambiguité du corps inerte au travers de la sculpture. Son travail oscille entre :
- la fascination d’une peau tendue et les jeux de reconnaissance qu’une enveloppe dissimulante opère, et
- la résonnance macabre contenue qu’une masse au repos émet. Des premières bâches blanches aux sacs de couchage orangés, étiquetés d’un logo "dreamer", semble se tisser un réseau passant par l’horizontalité et la forme cachée, un maillage fait de jeux, d’intrigues et d’enquêtes, où le meurtre trouve aujourd’hui sa place par l’écriture d’une nouvelle policière mêlant intimement serial killers et production artistique. Pour cette exposition Virginie BARRE présente deux installations et cette fiction, regroupées sous le titre générique : PULP.
La première, composée de photographies de corps allongés dans des paysages divers, les présente sans dommage apparent porté à leur intégrité ; semblant hésiter entre mort et sommeil. Des flaques rouges disposées au sol font apparaître la seconde installation comme découlement ; un déversement de la première.

Le propos du travail de Lina JABBOUR se développe autour de la notion de voyage et de ce qu’elle implique dans la perception de l’environnement. Il interroge les changements qui s’opèrent sur le statut des objets quotidiens tels que les cartes, le mobilier, l’habitat, lorsqu’ils sont mis dans le contexte de perception du voyageur.
En mettant en présence dans ses sculptures des objets ordinaires (chaises, tables...) avec ceux, plus représentatifs, rencontrés au cours de voyages (tente, barque...), il s’agit pour Lina JABBOUR de donner à voir, à saisir, cet aspect du voyage qui fait que "l’on se laisse prendre dans un flux".
Aussi ses pièces sont-elles constituées d’objets identifiables, de par leur usage convenu, leur provenance, leur référence culturelle, qui, mis en relation les uns avec les autres, suscitent un dialogue inhérent à la pièce.
Des lignes de communication faites de tension, d’attraction et d’opposition donnent sens à des sculptures dont la constitution pourrait paraître incongrue mais qui deviennent homogènes par ce mouvement interne constant, ce passage fluide d’un état à un autre, de la sédentarité au voyage, d’un espace culturel à un autre, du mouvement à l’ancrage sur un territoire.

Ce que l’oeuvre de Tatiana TROUVE a de proprement singulier c’est que les mots affleurent les choses, les images de soi voisinent avec le regard des autres, que ceux-ci soient les plus complices et les plus intimes ou les plus distants et les plus ordonnateurs ; les actions et les gestes les plus quotidiens et les plus impulsifs (l’esquisse, le griffonné, la note...) cotoient les plus répétitifs ou les plus désincarnés (la rédaction normalisée, la formule stéréotypée, la représentation standardisée...)
Les travaux de Tatiana Trouvé sont des exercices de patience et de montage, comme si préserver l’existence des mots et des choses lui était nécessaire pour mieux produire de nouvelles formes de réalité où ceux-ci deviendraient autonomes.
Comme tel pourrait se définir la nature du travail de Tatiana Trouvé : simplement le(s) tracé(s) d’un (ou plusieurs) devenir(s). Les devenirs étant des phénomènes de double capture, d’évolution non parallèle, de noces contre nature.
On parcourt l’oeuvre de Tatiana Trouvé comme le site d’un atelier où quelque chose est en train de se faire et où l’on se retrouve face au processus créatif lui-même.

Charles-Arthur BOYER in Tatiana TROUVE catalogue d’exposition de la Villa Arson, Nice oct/déc 97 La maquette présentée ici, est la maquette réactualisée du Bureau des activités implicites que Tatiana TROUVE a récemment exposée au Mac à Marseille, elle comprend de nouveaux éléments qui n’ont encore jamais été exposés.
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