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a minima - 07 novembre / 06 décembre 2008
Chloé Dugit-Gros • Aurélie Godard • Guillaume Leblon • Karim Ghelloussi
commissaire invitée : Estelle Nabeyrat
Galerie de la Friche la Belle de Mai - Marseille
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a minima - Guillaume Leblon Le paradoxe du bord, 2005 - Chloé Dugit-Gros Sans-titre 2008, Grille, 2008. a minima - vue d’ensemble. a minima - premier plan : Chloé Dugit-Gros, Aurélie Godard Sans-titre, 2008.
au fond : Guillaume Leblon Notes, Chloé Dugit-Gros
a minima - Chloé Dugit-Gros Sans-titre, 2008. a minima - premier plan : Chloé Dugit-Gros Module apparent, 2008. a minima - Chloé Dugit-Gros, Suite logique, 2008. a minima - Chloé Dugit-Gros (1852m), 2008, Sans-titre, 2008. a minima - Karim Ghelloussi Etudes & Chutes, 2008. a minima - Karim Ghelloussi Etudes & Chutes, 2008 - Guillaume Leblon Le paradoxe du bord, 2005.

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Partant de récents travaux conçus par l’artiste Chloé Dugit-Gros, l’exposition a minima s’est d’abord construite dans la perspective d’un duo avec l’oeuvre de Guillaume Leblon.
De cette correspondance sont nées quelques extensions : une collaboration avec Aurélie Godard centrée sur la fabrication d’un objet, des désirs d’échange et affinités avec le travail de Karim Ghelloussi, autant de points de fuite qui fonctionnent par écho et par rebond.
Au départ sont quelques volumes. Plein, denses, ils créent une alchimie entre image et forme de récupération : le châssis s’exhibe comme une grille, la croix héritée de Malevitch devient coffre ou plateau muni de poignées ; affublé d’une photo d’enfant, le panneau noir se veut monochrome.
Ici, l’objet existe tout d’abord dans les lignes simples qui le dessinent, reste à l’état de représentation, puis, quittant la bidimensionalité, il s’offre à titre d’expérience sensorielle. Cependant, l’imagerie (dessins, photographies trouvées sur la toile) n’existe pas uniquement dans cette tension qui la lie à l’objet, elle est décomplexée et entièrement détachée du représenté.
Ainsi Chloé Dugit-Gros, s’approprie quelques images qu’elle associe à des formes, lesquelles deviennent alors répertoire. Ici les images n’ont pas de vocation narrative ; rétives au sens, elles sont des répliques du monde et agissent de manière indicielle.

C’est à ce point nommé (on ne saurait parler de son travail sans de nouveau user du mot indice) que les oeuvres redéployées de Guillaume Leblon viennent interagir et reformulent une approche qui se voudrait trop analytique. Ici les objets sont défonctionnalisés, décontextualisés, ils n’ont pas d’origine, ils entraînent des gestes sans conséquences (vidéo Notes).
L’ensemble participe autant à une mise à distance du sujet de l’oeuvre qu’à une physique mise à l’écart de son regardeur (installation Le Paradoxe du bord). Poussant le spectateur dans un processus d’action mnémonique, l’image ferait irruption sous forme de projection mentale (1).

L’ordre conceptuel image/forme est troublé dans ses conventions et, à travers cette apparente référence au Minimalisme conjointe au travail de Chloé Dugit-Gros et Guillaume Leblon, se pose en filigrane la logique cyclique du style. Pourtant l’héritage supposé se traduirait bien plus en un volontaire brouillage historique.
Ni simulation, ni parodie ou bien réinscription.
L’ébauche d’une réponse ironique se plaira sans doute dans l’oeuvre de Karim Ghelloussi et ses ready-made de fin de série, démythifiant les modèles du genre.
E. N.

(1) en référence à l’article « Neutre actif » rédigé par Klaus Speidel dans Art 21, numéro 16, hiver 2008
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