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Squid - 07 novembre / 06 décembre 2008
Pierre-Alexandre Rémy
Salle des Petites Colonnes Galerie de la Friche la Belle de Mai - Marseille
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SQUID - Pierre-Alexandre Rémy - Le grand Squid, 2008. SQUID - Pierre-Alexandre Rémy - Le grand Squid, 2008. SQUID - Pierre-Alexandre Rémy - au fond : Le grand Squid, 2008. premier plan : Outre des mers, 2008. SQUID - Pierre-Alexandre Rémy - Outre des mers, 2008. SQUID - Pierre-Alexandre Rémy - sans-titre, 2008.

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Squid : serveur mandataire (proxy) qui accélère les connexions internet en mettant dans une mémoire-cache les pages les plus visitées. Il collecte, conserve, filtre, contrôle, interdit, redirige les recherches effectuées sur le réseau.

Squid : « … le plus merveilleux phénomène que les mers secrètes aient jusqu’à présent révélé à l’Homme. Une vaste masse pulpeuse de couleur crème, longue et large de plusieurs centaines de mètres, flottait sur l’eau. D’innombrables bras longs rayonnaient de son centre et se levaient et se tordaient comme un nid de serpent, semblant vouloir happer à l’aveuglette tout ce qui pouvait se présenter à leur portée. Cette masse n’avait ni figure ni front ;… »
Moby Dick.

Dans une espèce de mimétisme, trois sculptures viennent s’installer dans ce grand plateau aux aspects fantastiques qu’est la Salle des Petites Colonnes, autrefois rempli d’une activité industrielle, aujourd’hui peuplé de ses fantômes. Chacun de ces éléments utilise toutes les dimensions de l’espace, tous les composants structurels du lieu - murs, poutres métalliques, colonnes, sol - comme support à sa forme.
Dans une proximité intime, l’ensemble des oeuvres et le lieu se nourrissent l’un de l’autre. Collectant, classant, redistribuant les données qui en font son identité, et les prenant à leur compte, ces sculptures viennent questionner le rapport qu’entretient le corps du spectateur avec l’espace en brouillant la partition régulière et orthogonale du plateau, et en y redéfinissant, là, une déambulation plus circulaire, faite de détours et d’obstacles.

Comment un élément sculptural, une forme étrange et incongrue, peut prendre à son compte ce qui est constituant d’un espace, pour le rejouer dans sa propre logique.

C’est la notion de territoire, physique, historique, virtuel ; de ce que cela impose comme comportement et pensée ; de la dimension fantastique qui peut résulter de ce qui est autre et inconnu, qui est ici en jeu, au milieu de cette portion de temple-vestige d’un passé métallique et industrieux.

Pierre-Alexandre Rémy
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